Un autre corps pour mon âme

Je me suis longtemps demandée pourquoi l’on ne se rappelait pas nos vies passées.

Je me disais que si on s’en rappelait, cela serait plus facile pour comprendre nos modes de fonctionnement, nos façons de penser, de voir les choses, pourquoi nous avions telle ou telle tendance comportementale, pourquoi nous sommes si accrochés à nos croyances, nos valeurs, nos idéaux, pourquoi nous avons tant de limitations dans un domaine et au contraire pourquoi nous sommes à l’aise dans un autre domaine.

Je commençais à pester contre le ciel et demandais des réponses, avec insistance et reproches, je l’avoue.

Et puis, coïncidence, je commande trois livres sur Amazone, je tombe sur un article sur Psychologies magazine parlant de réincarnation, j’écris à l’auteur de l’article qui me répond le soir même et qui me recommande un des trois livres : Un autre corps pour mon âme de Michael Newton, hypnothérapeute et docteur en counselling. Je commence par lire celui-là. Là, j’ai été secouée.

Mais la réponse à cette question : pourquoi ne nous souvenons-nous pas de notre passé à cette vie n’était pas dans ce livre. En suivant, pressée par le temps car je voulais tout lire avant de reprendre le travail, j’entame la lecture de Réincarnation et Biologie du psychiatre Ian Stevenson et …..

En trois livres, j’avais la réponse à des tas de questions que j’avais en tête et des pistes pour me soigner des problèmes de santé qui m’empoisonnent la vie.

Pour en revenir à ma première question : pourquoi ne nous souvenons-nous pas de notre passé à cette vie, Ian Stevenson a étudié (avec une équipe) 2600 cas dans le monde, d’enfants qui disent se souvenir d’une vie antérieure.

Les premières conclusions m’ont largement éclairée.

Pendant l’enfance, se souvenir d’une vie antérieure, n’est presque jamais une expérience agréable.

Certains enfants ont des troubles d’identité. Chez d’autres, la confusion s’accentue, quand ils sont conscients d’être dans un petit corps, avec le souvenir d’avoir vécu dans un corps d’adulte.

Il y a ceux qui se souviennent d’avoir vécu une vie comme personne du sexe opposé, avec la possibilité de rester fixé de façon intransigeante au sexe de la vie précédente, au point de devenir homosexuel ou transexuel. L’on parle aujourd’hui de transidentité, qui est le sentiment d’être né dans le mauvais corps à la naissance, en général dès l’enfance. Elle n’est pas un choix et elle peut s’affirmer à tout âge et génère le plus souvent un conflit intérieur, un mal profond, mais surtout un malaise social, la personne concernée ne pouvant se reconnaître dans les rôles et apparences traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes.

Et il peut s’ajouter un problème de loyauté entre les familles présentes et les familles précédentes.

Dans l’astrologie que je pratique, je retrouve le personnage d’avant et selon les histoires passées, le personnage de plusieurs vies, avec la façon de penser et de se comporter, qui, bien souvent ne change pas dans cette vie. Je peux dire quel est le projet de vie principal… Une carte du ciel est comme une carte mémoire.

Pour certains, la lecture du thème est un déclic. Une vision nouvelle pénètre dans leur esprit et du coup, ils voient leur vie différemment. Cela remet en cause tout un ensemble de croyances et modifie leur comportement à un niveau profond.

Mais pour d’autres, elle n’est que le début d’une longue recherche de soi, au passé, en passant par divers thérapeutes, afin de revenir en arrière, pour chercher à comprendre par le vécu qui ils sont aujourd’hui. Une fois adulte, beaucoup de clients ont besoin de passer par leurs cinq sens, de re-vivre les scènes du passé, de retrouver les lieux de vie, les visages des proches.

Alors, doit-on se rappeler nos vies passées et quand la mémoire doit-elle revenir ? Tout le monde n’a pas l’opportunité ou les moyens de passer par un thérapeute expérimenté.

Dans le livre de Michaël Newton, j’ai trouvé des réponses ou plutôt des confirmations de la certitude que l’on élabore un projet de vie, quand nous nous trouvons prêt à nous réincarner.

Il est dit dans ce livre que nous choisissons à l’avance, le cours principal de notre vie, mais qu’il existe toujours des options qui sont également riches en enseignements.

Nous avons des signes de reconnaissance sur notre route pour nous guider sur notre chemin, des indices précis, mais il ne faut pas trop intellectualiser les événements futurs. En suivant son intuition, l’on reconnait ces indices, petits cailloux semés sur le chemin (comme l’aurait fait le petit Poucet).

Il est dit aussi que le karma n’est que le résultat des actions positives et négatives accomplies au cours de la vie. C’est une loi de causalité et de justice dont nul ne peut y échapper. Et le critique le plus sévère qui soit, envers nos actes passés, c’est nous-mêmes.

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