Le karma

Chaque action produit un résultat. La cause précède toujours l’effet. Le karma est la loi de la cause et de l’effet. La loi de la cause et de l’effet est une explication qui peut difficilement être compatible avec la notion d’un Dieu créateur.

L’acceptation de l’explication du karma sous-entend que nous, et nous seuls (et non Dieu) sommes maîtres de notre destin, sommes responsables des situations, bonnes ou mauvaises, apparues dans notre vie.

Toutes les actions, paroles, pensées se mémorisent et passent d’une renaissance à une autre. Le karma n’est jamais perdu.

Le karma est précis. Une action vertueuse suscitera des résultats positifs, une action non vertueuse apportera des souffrances.

Le karma et la renaissance explique:

-que les souffrances que nous subissons, sont notre propre oeuvre.

-les inégalités du genre humain: pourquoi certains sont nés « mieux lotis » que d’autres ».

-les destinées différentes dans une même fratrie.

-les passions spontanées négatives, comme la colère, la jalousie, l’envie, la cupidité…

-l’attirance et l’antipathie au premier regard.

-notre bon côté et notre part d’ombre, héritages des vies antérieures.

-les changements de fortune, de destinée, les décès prématurés, les accidents.

-la renaissance des guides spirituels, tels les lamas, des génies, comme Einstein ou Mozart.

Il y a trois manifestations du karma (ou les bonnes ou mauvaises actions ont trois types d’effets karmiques). Dans la vie présente, le karma est:

-celui dont les résultats se font sentir dans la vie présente. Par exemple, pour quelqu’un qui fume pendant de nombreuses années, il n’y a pas d’autre responsable que lui dans le fait d’avoir un cancer.

-celui dont les résultats se font sentir dans la vie suivante.

-celui dont les résultats sont ressenties après plusieurs vies, comme si cette mémoire attendait les circonstances favorables pour resurgir.

Prévisions d’Irène Andrieu afin de bien négocier 2015-2016

2015/2016 : Une transition fondamentale.

J’ai perdu l’habitude de faire des prévisions annuelles pour de grands magazines, mais la répétition actuelle des situations et des questionnements chez les clients qui me consultent depuis à peu près deux mois m’incitent à une réflexion sur l’importance qu’aura l’année 2015, aussi bien au niveau personnel, qu’au niveau mondial.

Première remarque : toutes ces personnes étaient concernées par un transit parfaitement exact, lié aux quatre planètes lentes, jusqu’à souvent venir en consultation le jour d’un transit, et en particulier celui de Jupiter sur le 21e degré du Lion, dans sa phase de station avant qu’il ne devienne rétrograde. Toutes se posaient la question de leur position sociale, que ce soit pour mettre en œuvre un nouveau projet assez aléatoire, quand il concernait l’ambition personnelle ou le domaine financier, ou parce qu’elles se sentaient particulièrement bloquées dans la position où elles se trouvaient. La même inquiétude revenait en boucle dans leurs expressions : je ne sais plus quel est mon rôle ou bien quelle place me conviendrait maintenant. Ces questions sont typiques de l’action de Jupiter, aussi bien sur le plan personnel que social ou spirituel. Et le transit se produisant en Lion pose également l’interrogation sur le niveau d’ambition de la personne, de la façon dont elle a construit son image et le bien fondé de ce que ce que le niveau de cette dernière pourrait induire dans le contexte actuel. Est-ce vraiment l’heure de se lancer dans des investissements risqués, de s’associer à des personnes dont les ambitions apparaissent quelque peu démesurées… ou trop intéressées ou bien de faire un investissement personnel sans avoir la certitude du financement associé et non dépendant d’autrui ? Faut-il se battre pour des héritages, engager un procès sur ce plan ? La tentation est grande dans un tel contexte de se croire plus fort que la justice (Mot clé de Jupiter…), et de se jeter inconsciemment dans des procédures sans fin. La question de l’argent et notamment des dettes publiques dominera sans doute durant toute la phase de rétrogradation de Jupiter (elle vient de commencer et s’étendra sur quatre mois). On peut objecter, bien entendu, que ce phénomène se renouvelle tous les ans. Mais dans un signe fixe où domine le plus souvent l’orgueil de soi et la recherche de renommée personnelle, la rétrogradation qui se prolongera jusqu’au 13e degré du signe, viendra se conjuguer avec les degrés 13 à 15 déjà occupés par Pluton et Uranus en 2015 et jusqu’au début de 2016. Il est très vraisemblable que les aspects formés entre ces trois planètes induisent des chocs en retour imprévisibles, donc affectant les prises de risques excessifs et les retournant contre leurs auteurs. Le trigone Uranus/Jupiter incite pourtant à tenter l’aventure d’une position plus indépendante, voire libérale, à s’affirmer dans ses idéaux ou ses rêves d’autonomie, à les mettre en action entre Bélier et Lion. Encore faut-il avoir quelque chose à proposer dans ce domaine, sous peine de rompre les amarres sans avoir mesuré la réalité de ses ambitions.

Les politiques ne sont pas plus que les autres à l’abri de cette hauteur de vue qui consisteraient à se dégager des alliances sous prétexte de mettre en œuvre plus d’innovations ou de représentation personnelle. On n’empêchera pas non plus, par exemple, les pays de l’Union Européenne au bord de la rupture de le faire sans tenir compte du contexte international accentué par les éléments actuels d’astrologie mondiale.

Faut-il pour autant suivre cette impulsion sur le plan personnel sans interrogation possible sur les résultats? Car durant la période que j’ai étudiée, cette dernière ne semblait pas apparaître comme très constructive chez les personnes qui n’avaient pas déjà mis en place la réflexion, les contacts et les moyens nécessaires.

Saturne pour sa part est entré dans le Sagittaire (encore un signe de Feu… donc d’action), et va marquer les degrés de 5 à 28 (Scorpion) durant sa phase de rétrogradation à partir du mois du Mars et ceci jusqu’au 1er septembre 2015. Or, ces degrés, les Anciens le savaient bien, sont dépourvus de l’énergie nécessaire pour dynamiser des choix et prendre des initiatives personnelles. Ou bien les efforts qui en résultent ne sont que la répétition des situations déjà connues et peu productives sur le plan des effets extérieurs.

Pour créer de nouvelles alliances en tirant parti de l’énergie jupitérienne, je conseille donc d’attendre tranquillement le mois de juin 2015, de bien explorer la réalité du terrain avec les effets de Saturne, de mesurer les risques (notamment ceux de ruptures soudaines, d’accident de parcours), pour ceux qui ont tendance à se jeter en avant à la moindre opportunité, et d’attendre le climat social et économique nettement plus apaisé qui devrait de développer à partir de septembre et durant l’année 2016. La patience devrait alors produire ses effets, les contrats seront plus sûrs, même s’ils semblent moins valorisants, et la « révolution permanente » et les nombreux accidents engendrés par le carré entre Pluton et Uranus dont nous pouvons constater les effets depuis deux ans, devraient parvenir à leurs termes. Même si la recherche d’innovations majeures induite par ce carré devrait (comme ce fut le cas dans la seconde partie du XVIIIe siècle) s’inscrire en 2016 dans la réalité de notre quotidien. Tout n’est donc pas noir dans cette période essentielle de transition… et si vous êtes vous-même dans l’état d’esprit dont j’ai parlé au début de cet article, j’espère vous avoir donné les conseils nécessaires pour bien préparer votre projet et le mettre en œuvre dans les meilleures conditions possibles de réalisation. En attendant, je vous souhaite une année pleine de bonheur, d’heureuses rencontres, et si possible… de sérénité. Amicalement, Irène Andrieu.

Un autre corps pour mon âme

Je me suis longtemps demandée pourquoi l’on ne se rappelait pas nos vies passées.

Je me disais que si on s’en rappelait, cela serait plus facile pour comprendre nos modes de fonctionnement, nos façons de penser, de voir les choses, pourquoi nous avions telle ou telle tendance comportementale, pourquoi nous sommes si accrochés à nos croyances, nos valeurs, nos idéaux, pourquoi nous avons tant de limitations dans un domaine et au contraire pourquoi nous sommes à l’aise dans un autre domaine.

Je commençais à pester contre le ciel et demandais des réponses, avec insistance et reproches, je l’avoue.

Et puis, coïncidence, je commande trois livres sur Amazone, je tombe sur un article sur Psychologies magazine parlant de réincarnation, j’écris à l’auteur de l’article qui me répond le soir même et qui me recommande un des trois livres : Un autre corps pour mon âme de Michael Newton, hypnothérapeute et docteur en counselling. Je commence par lire celui-là. Là, j’ai été secouée.

Mais la réponse à cette question : pourquoi ne nous souvenons-nous pas de notre passé à cette vie n’était pas dans ce livre. En suivant, pressée par le temps car je voulais tout lire avant de reprendre le travail, j’entame la lecture de Réincarnation et Biologie du psychiatre Ian Stevenson et …..

En trois livres, j’avais la réponse à des tas de questions que j’avais en tête et des pistes pour me soigner des problèmes de santé qui m’empoisonnent la vie.

Pour en revenir à ma première question : pourquoi ne nous souvenons-nous pas de notre passé à cette vie, Ian Stevenson a étudié (avec une équipe) 2600 cas dans le monde, d’enfants qui disent se souvenir d’une vie antérieure.

Les premières conclusions m’ont largement éclairée.

Pendant l’enfance, se souvenir d’une vie antérieure, n’est presque jamais une expérience agréable.

Certains enfants ont des troubles d’identité. Chez d’autres, la confusion s’accentue, quand ils sont conscients d’être dans un petit corps, avec le souvenir d’avoir vécu dans un corps d’adulte.

Il y a ceux qui se souviennent d’avoir vécu une vie comme personne du sexe opposé, avec la possibilité de rester fixé de façon intransigeante au sexe de la vie précédente, au point de devenir homosexuel ou transexuel. L’on parle aujourd’hui de transidentité, qui est le sentiment d’être né dans le mauvais corps à la naissance, en général dès l’enfance. Elle n’est pas un choix et elle peut s’affirmer à tout âge et génère le plus souvent un conflit intérieur, un mal profond, mais surtout un malaise social, la personne concernée ne pouvant se reconnaître dans les rôles et apparences traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes.

Et il peut s’ajouter un problème de loyauté entre les familles présentes et les familles précédentes.

Dans l’astrologie que je pratique, je retrouve le personnage d’avant et selon les histoires passées, le personnage de plusieurs vies, avec la façon de penser et de se comporter, qui, bien souvent ne change pas dans cette vie. Je peux dire quel est le projet de vie principal… Une carte du ciel est comme une carte mémoire.

Pour certains, la lecture du thème est un déclic. Une vision nouvelle pénètre dans leur esprit et du coup, ils voient leur vie différemment. Cela remet en cause tout un ensemble de croyances et modifie leur comportement à un niveau profond.

Mais pour d’autres, elle n’est que le début d’une longue recherche de soi, au passé, en passant par divers thérapeutes, afin de revenir en arrière, pour chercher à comprendre par le vécu qui ils sont aujourd’hui. Une fois adulte, beaucoup de clients ont besoin de passer par leurs cinq sens, de re-vivre les scènes du passé, de retrouver les lieux de vie, les visages des proches.

Alors, doit-on se rappeler nos vies passées et quand la mémoire doit-elle revenir ? Tout le monde n’a pas l’opportunité ou les moyens de passer par un thérapeute expérimenté.

Dans le livre de Michaël Newton, j’ai trouvé des réponses ou plutôt des confirmations de la certitude que l’on élabore un projet de vie, quand nous nous trouvons prêt à nous réincarner.

Il est dit dans ce livre que nous choisissons à l’avance, le cours principal de notre vie, mais qu’il existe toujours des options qui sont également riches en enseignements.

Nous avons des signes de reconnaissance sur notre route pour nous guider sur notre chemin, des indices précis, mais il ne faut pas trop intellectualiser les événements futurs. En suivant son intuition, l’on reconnait ces indices, petits cailloux semés sur le chemin (comme l’aurait fait le petit Poucet).

Il est dit aussi que le karma n’est que le résultat des actions positives et négatives accomplies au cours de la vie. C’est une loi de causalité et de justice dont nul ne peut y échapper. Et le critique le plus sévère qui soit, envers nos actes passés, c’est nous-mêmes.

Migration de l’âme dans le corps: quand, pourquoi…

J’ai fait le rapprochement entre deux livres: « Les neufs marches (de Daniel Meurois et Anne Givaudan) et « Un autre corps pour mon âme » (de Michaël Newton).

Dans le premier livre, les deux auteurs qui ont l’habitude de voyager dans l’astral racontent comment ils ont suivi pendant 9 mois la grossesse d’une femme et comment ils communiquaient avec l’âme qui allait s’incarner, comment elle vivait les métamorphoses durant la grossesse de sa future mère et pendant la naissance.

Dans le deuxième livre, des personnes sous hypnose, racontent leur mort, leur état et leur « vie » entre deux vies terrestres et la renaissance.

Pendant la grossesse, l’âme peut faire des allers et retours entre l’enfant en gestation et l’au-delà. Elle commence à le pénétrer quand commence le premier mouvement du coeur du futur corps (c’est-à-dire vers le 21 ième  jour après la procréation physique)-« Les neufs marches ».

« Oh, certaines âmes flottent plus que d’autres, entrant et sortant du corps du foetus jusqu’à la naissance… « – Un autre corps pour mon âme ».

Comme il est nécessaire que l’âme  se synchronise avec le cerveau du bébé, il y a un travail à faire pour s’ajuster à cet ego humain, lui offrant une force spirituelle. -« Un autre corps pour mon âme » et « Les neufs marches ».

En faisant des rapprochement avec celui de Ian Stevenson, « Réincarnation et biologie », il est dit que l’amnésie est imposée au seuil de chaque vie, afin que les expériences passées n’inhibent pas notre découverte de soi dans le présent.   Car se souvenir d’une vie antérieure est souvent une expérience difficile à vivre. Les enfants éprouvent des difficultés d’identité. D’autres, conscients d’être dans un petit corps, alors qu’ils ont souvenir d’un corps d’adulte  ou qui se souviennent d’une vie comme personne du sexe opposé, ont beaucoup de mal à accepter ce corps.

Dans le livre « les neufs marche », l’âme qui entre la première fois dans le corps de l’enfant:  » J’ai eu un peu mal. C’était une pesanteur sur la poitrine et une forte nausée. Mais pendant quelques instants, j’ai surtout cru que j’allais étouffer, que j’étais immense, complétement dilatée dans quelque chose de minuscule… »,

Dans le livre « Réincarnation et biologie », une petite fille : « Ne m’appelez pas Dulcina. Je suis Zeca, un homme et je suis marié ».

Bien que l’amnésie nous empêche d’avoir pleinement conscience d’un plan de vie préétabli, notre inconscient détient la clé qui mène au souvenir du scénario global de notre vie.

Et puis il y a la promesse des deux âmes (mère et enfant), d’accomplir  leur « contrat ». Comparant la vie à une pièce de théâtre cosmique, nous y jouons le rôle principal. Ne dit-on pas que nous vivons chacun, dans notre monde. Les personnages qui compteront dans notre vie, nos partenaires  de vie (parents, frères et soeurs, enfants, etc.) ont fait le choix, avant de revenir sur terre, pour jouer tel ou tel rôle.

Facultés nécessaires au métier d’astrologue

L’astrologie nécessite, en plus de tout un travail d’observation, d’analyse, d’interprétation et de synthèse de la carte du ciel, une faculté de déduction et de raisonnement qui peut s’apparenter à de la voyance ou à une faculté paranormale. En réalité, ces facultés, il faut les exercer sans cesse, au point qu’elles s’utilisent de façon inconsciente.

De plus, l’astrologue amasse des connaissances astrologiques (et autres: psychologiques, sociologiques, philosophiques, médicales, astrophysiques, etc.) qu’il range dans sa mémoire comme on rangerait un dossier, parmi tant d’autres, dans un casier. Et quand la mémoire fait défaut, je sais où trouver dans ma bibliothèque, le mot, la phrase, le passage dans un texte qui explique au mieux ma pensée.

La méthode:

Etape1- L’observation

Je regarde chaque détail de la carte du ciel, puis lors de la consultation la personne qui se présente à moi. Dès les premières secondes, je me fais une idée du cas, seulement une idée. Et non une opinion. Je tire de cette observation des informations que je vais ensuite trier comme importantes ou non pour l’analyse.

Etape2- L’analyse

Les informations que j’aurai récolté dans la première étape vont se ranger, se classer et s’organiser comme éléments dans ma mémoire et sur le papier. De cette manière, je pourrais leur trouver une mise en relation qui éventuellement formerait une piste pour « l’enquête »: retrouver le ou les personnages passés à cette vie. Ce n’est seulement là que je peux me faire une opinion sur le personnage.

Etape 3- Déduction

La déduction se forme alors sans effort dans mon esprit à partir de tous ces éléments que j’ai pu amasser. De part des règles de logique, la déduction est un raisonnement rigoureux par lequel on parvient à une proposition qui en résulte.

«À partir d’une goutte d’eau, disait l’auteur, un logicien peut déduire l’existence de l’océan Atlantique ou du Niagara sans les avoir vus ni même avoir entendu d’eux. Toute forme est ainsi une longue chaîne dont la nature se révèle à partir d’un seul de ses maillons. Comme tous les autres arts, la science de la déduction et de l’analyse ne peut s’acquérir qu’au prix d’une longue et patiente recherche, et la vie n’est pas assez longue pour permettre à un simple mortel d’en atteindre le plus haut degré de perfection. Une oeuvre de Sherlock Holmes – [The Book of Life]


Les Quatre Accords Toltèques

En physique, le principe de cause à effet s’explique. Il n’y a pas d’effet sans cause. Dans la vie quotidienne, nous l’admettons très bien. Nous nous attendons à ce que nos paroles, nos actions engendrent des transformations, des réactions de la part de notre entourage. Nous espérons toujours obtenir des résultats de nos interventions sur le monde.
En astrologie karmique aussi.
D’où vient cette personnalité qui s’inscrit de façon évidente dans un thème de naissance?
Le karma
Nous sommes héritiers génétiques de nos parents. Nés dans une même famille, nous devrions tous être héritiers du comportement dominant du groupe natal. Pourquoi donc y-a-t-il dans une même famille des divergences d’adaptation au milieu natal?
J’ai trouvé dans le livre d’Anne Givaudan (Les neufs marches) une expression qui résume bien cela: nous somme la somme de tous nos passés. Et dans un de ses interviews, elle dit de la terre qu’elle est une planète école. Je dis souvent à mes clients que chaque vie est une année d’école, avec des leçons à apprendre. Il ne tient qu’à nous d’être bons élèves.
Ne pourrait-on pas supposer que nous ayons une personnalité, un caractère bien à nous dès la naissance?
De nos jours où les enfants sont élevés dans une relative liberté, nous pouvons constater qu’ils manifestent leur caractère dès les premiers jours de la vie.
Ce qui est latent demande à se manifester. Nous sommes ce que nous sommes aujourd’hui, parce que d’autres ont projeté dans leurs rêves la vie que nous menons aujourd’hui. La puissance créatrice du désir (comme celui du refus) nous fait revenir de vie en vie.
Le dharma
L’inertie du karma, cependant, tend généralement vers une répétition de vieux schémas, vieilles valeurs et façons de faire traditionnelles.
« L’action du dharma sur le karma est la raison de nos multiples crises, au moment où nous atteignons un certain niveau d’évolution. Le dharma nous met constamment au défi d’arrêter d’agir comme une créature du passé et de devenir, en même temps que les autres « véritables » individus, créateur du futur. A des niveaux strictement personnels, le défi est de travailler à devenir un agent focalisateur au travers duquel l’humanité (le Champ de l’Âme) puisse réaliser une finalité particulière ». Alexander Ruperti.

Ouspenski dit que les possibilités de l’homme sont immenses, mais que dans la conscience de l’homme endormi que nous sommes, nos illusions, nos rêves se mêlent à la réalité. Nous vivons dans un monde subjectif qui nous empêche de faire usage de tous les pouvoirs que nous possédons.
La cosmologie bouddhique traditionnelle distingue trois sphères: la sphère du désir, la sphère de la forme et la sphère de la non-forme. Nous nous trouvons présentement à l’intérieur de la sphère du désir.
C’est parce que nous tendons à vivre et à agir uniquement en termes de désirs et de buts personnels, que nous trouvons la vie si difficile (les désirs et les buts nationaux en sont l’équivalent collectif).
La carte du ciel représente nos tendances latentes, nos croyances, nos valeurs. L’entité qui préside chaque naissance a déjà un a priori sur son image, sur celle du sexe opposé, sur ses parents, etc., en fonction des expériences qu’elle a vécu autrefois, des rôles qu’elle a « joué, des costumes qu’elle a endossé et de ce qui lui reste dans sa mémoire inconsciente.
Il n’est pas aisé de sortir des règles et des comportements que l’on s’est obligé à respecter dans nos passés antérieurs. Notre positionnement actuel dans tous les rôles que nous tenons dans cette vie, révèle comment nous avons vécu les mêmes rôles que nous « jouons » dans cette vie et quelles conclusions nous en avons tiré. Souvent, nous manifestons un attachement tenace aux formes anciennes d’expression, et il est difficile d’aborder avec un esprit neuf des rôles qui sont entachés de peurs, de regrets et de désirs.


A quoi sert de travailler son thème natal?
« Il y a des gens capables non seulement de « considérer » l’injustice ou le peu de cas que l’on fait d’eux, mais de considérer même le temps qu’il fait. Cela semble ridicule, mais cet un fait: les gens sont capables de considérer le climat, la chaleur, le froid, la neige, la pluie; ils peuvent se fâcher et s’indigner contre le mauvais temps. L’homme prend tout d’une façon personnelle; comme si tout dans le monde avait été spécialement aménagé pour lui faire plaisir, ou au contraire pour lui causer des désagréments et des ennuis ».Ouspensky- Fragments d’un enseignement inconnu.
En travaillant notre thème, nous voyons que nous faisons nous-même toutes ces choses pour lesquels nous critiquons les autres. Nous apprenons à être bienveillant envers nous-même, à nous lier d’amitié avec la personne que nous sommes déjà. Entrer en amitié avec nous-même, c’est entrer en amitié avec tous les gens qui nous agacent dans la vie, tous ceux que nous critiquons, tous ceux sur lesquels nous portons des jugements.
Le travail ne consiste pas à se défaire du moi, mais plutôt à s’intéresser à soi-même, à être curieux à son propre sujet.
Il n’est point besoin de rejeter ce que nous sommes, de nous transformer. Nous pouvons rester coléreux, influençable, timide ou égoïste…
Non. Cela a quelque chose à voir avec la curiosité.
Le terrain, c’est nous.
C’est voir comment nous fuyons continuellement le moment présent, comment nous évitons d’être tel que nous sommes. Juste voir.
Puis nous pouvons faire mieux :
Avoir toujours une parole impeccable, comme dit Don Miguel Ruiz (Les Quatre accords Toltèques), en commençant envers vous-même. « Vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aulne de l’amour que vous avez pour vous-même. L’intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et à l’intégrité de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous vous sentez bien ; vous êtes heureux et en paix ».
Il dit encore que quoiqu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle. Nous partons du principe que tout ce qui arrive nous concerne…Nous pensons être responsable de tout… En en faisant une affaire personnelle, nous nous efforçons de montrer que l’on a raison, en imposant notre opinion aux autres.
Et puis, ne faites pas de suppositions. Nous prenons les choses personnellement. Nous prêtons des intentions à autrui, faisons des suppositions à propos de tout. Nous croyons qu’elles sont vérité. Nous en voulons à ceux sur qui nous faisons les suppositions. Nous méditons sur la base de ces suppositions, ce qui provoque des incompréhensions.
Et le dernier accord suggère de faire de son mieux. En faisant de son mieux, ce n’est qu’une question de temps pour arriver à respecter les Quatre Accords Toltèques.

La sagesse vise à réorganiser les mécanismes de pensée pour ne plus en être esclave, à revenir sans cesse à la réalité telle qu’elle se présente, et à acquérir l’intelligence d’une moralité consciente, non soumise aux variations circonstancielles. La recherche porte essentiellement sur l’adhésion à certaines lois personnelles qui nous permettent de demeurer en paix mentalement. Juste une orientation constante de l’attention sur le réel, sur les pensées, les comportements. Vous pouvez continuer à penser, dire ou faire, comme d’habitude, tout en étant attentive, curieuse à ce que vous pensez, dites ou faites. C’est tout. Observez-vous. Peu à peu, vous reverrez vos modes de pensées et de fonctionnement. Cela n’exige ni combat, ni sacrifice, juste un regard sur vous-même et l’idée qu’il pourrait, pourquoi pas, en être autrement. Et là, vous apprenez la bienveillance envers vous-même (et par le même coup pour les autres).

L’étude d’un thème astral.

Cela commence par le calcul de la position des planètes de notre système solaire pour le lieu, le jour et à l’heure précise de votre naissance. L’étude du ciel natal donne le thème natal.

Les planètes dans notre ciel natal sont placées dans un décor représentant 12 secteurs, les Signes du Zodiaque, décor céleste, et les Maisons, décor terrestre. L’analyse des centres d’énergie (les planètes), dans leur décor céleste et terrestre, est faite en même temps que les rapports entre ces différents points de force et ces rapports sont appelés « aspects entre les planètes » (figures au centre de la carte du ciel).

Le calcul de la position des maisons astrologiques (domaines de vie ou champs d’expérience), va, entre autre, déterminer votre Ascendant.

Le rôle de l’astrologue est de rétablir la primauté de l’ici et maintenant et de définir tous les mécanismes qui empêchent la claire perception du moment présent.

L’astrologie karmique

Cette astrologie se fonde sur l’existence des vies antérieures. La carte du ciel est vue comme un tout qui n’est ni bon ni mauvais.

Comme il pourrait bien y avoir quelque chose qui continue au-delà de cette incarnation mortelle, qui amasse de l’énergie, selon les désirs ou les attentes que nous avons dans chaque vie, selon la déception ou les regrets de ne les avoir réalisés ou la culpabilité d’avoir soumis le monde à notre volonté, les complexes qu’ils ont pu engendrer, il se peut bien que ces désirs exaucés ou pas, nous portent à en former d’autres et nous porte à nous prolonger encore et encore. Il se peut aussi qu’ils jouent un rôle d’aimant pour un type d’expériences que nous attirons.

Cet outil qu’est l’astrologie karmique, permet d’expliquer le sens profond de notre actuelle incarnation. Il ne s’agit pas de chercher à savoir quel personnage « hors du commun » nous avons pu incarner mais de prendre conscience des leçons de nos vies antérieures révélées par notre thème natal.

Toute pensée, parole ou action est le mûrissement d’une cause antérieure. Ce que nous sommes aujourd’hui est le résultat des pensées, des paroles et des actes passés et ce que nous pensons, disons, effectuons maintenant, déterminera l’avenir. Cette loi de causalité du karma est ce qui conditionne toute notre existence. Cependant, tous ces conditionnements ne sont pas définitifs car nous avons une certaine part de liberté et, quelles que soient les circonstances, il demeure toujours une possibilité de choix. C’est ce que l’on appelle le libre-arbitre.

C’est une astrologie d’évolution qui nous aide à progresser, à nous ouvrir aux événements pour détecter nos tendances, nous pencher sur nos comportements, à faire le deuil de nos illusions, de nos rêves et de nos regrets qui n’ont plus lieu d’être, et à avancer dans la vie, prêt à vivre des expériences nouvelles, sans les craindre.

L’on ne doit pas pour autant culpabiliser, car le karma n’est pas une fatalité, ni une malédiction. Les inscriptions du thème natal ne sont que les résidus du passé que n’ont pas voulu ou pu laisser mourir des personnages antérieurs. La carte du ciel est comme une carte mémoire.

L’astrologie karmique est là pour donner un sens à nos difficultés, une réponse à nos problèmes, pour nous permettre d’y réagir de façon appropriée, pour comprendre le pourquoi avec honnêteté et lucidité et ainsi intégrer plus rapidement les leçons données par la vie.

Le but d’une consultation d’astrologie est de nous amener à ne plus subir notre vie sans en comprendre le sens. Dénouer les causes, comprendre l’origine de ce que nous traversons est un pas de plus vers la liberté. L’astrologie pratiquée dans cet état d’esprit est une philosophie au libre arbitre car elle permet d’utiliser son potentiel de croissance pour s’épanouir dans sa vie.

Les prévisions

Quant aux fameuses prévisions qui effraient tout le monde, elles concernent en fait principalement notre développement intérieur.

Une grande part de ce que nous considérons comme prédestinée, n’est pas de l’ordre du destin, mais l’œuvre de notre mémoire émotionnelle inconsciente. Observez votre vie. Tout ce que vous vivez totalement dans le présent, vous n’en conservez aucune mémoire.

Les résidus du passé (les tendances latentes, les habitudes comportementales, les modes de pensées) n’attendent que de nouvelles opportunités vitales pour se manifester, prendre forme.

L’astrologie donne ces tendances et les passages de planètes dans le ciel actuel sur le ciel natal, appelés transits réveillent ce qui est latent en nous et qui ne demande qu’à se manifester. L’étude des transits nous permet de comprendre pourquoi, lors d’une période difficile de la vie, nous avons l’impression de ne pas avancer. La vie nous demande de nous intérioriser, de travailler sur nous. Il nous est alors plus facile d’accepter, mais pas dans le sens d’une résignation, plutôt dans celui d’un accompagnement actif de ce que demande le passage planétaire.

Plus vous réalisez un travail sur vous-même, avec l’aide d’un astrologue, plus vous travaillez votre hérédité personnelle, les mémoires familiales, votre petite enfance et les relations à vos parents actuels, plus vous devenez acteur de votre vie et moins l’astrologue peut pré-dire, car vous participez pleinement à l’écriture de votre devenir, en pleine conscience et avec créativité.

 

La vie spirituelle

Seule je suis, seule j’agis, moi seule peut assumer ma démarche spirituelle. L’on ne le comprend qu’avec l’âge.

L’astrologie, une vision spirituelle de l’Homme

L’astrologue ajoute une dimension spirituelle à sa pratique, que l’on ne retrouve pas ou peu en psychologie (d’ailleurs, en France, cette dimension spirituelle est absente des enseignements universitaires).

L’astrologie est une école qui ne retient pas qu’une seule façon de faire ou de voir. Elle ne considère pas que ce qui observable, quantifiable, démontrable (comme en psychologie). L’être humain n’est pas un animal de laboratoire. La personne humaine ne se réduit pas à des statistiques, dont les règles du jeu peuvent être inadaptées, transgressés, amenant des abus d’interprétation (Jacques Poitevineau- « L’usage des tests statistiques par les chercheurs en psychologie… »).

Chaque être humain est unique, distinct du reste de l’humanité, doté de plus ou moins d’autonomie vis-à-vis de l’extérieur (Uranus), de plus ou moins de plasticité psychique (Neptune) et de possibilité de transformation, de régénération.

La psychologie transpersonnelle se rapproche de l’astrologie, tant dans cette petite fraction de la psychologie, l’individu est perçue, là-aussi, dans son entier, dans sa dimension physique, émotionnelle, mentale et spirituelle.

(En astrologie, Uranus, Neptune et Pluton sont appelées planètes transpersonnelles).