Brèves

« Ecoutez votre consultant, car c’est lui qui va faire l’interprétation de son thème »- Liz Greene. Comme cela est vrai! La consultation est un échange qui suppose une écoute de part et d’autre.

Pour le consultant  comme pour l’astrologue, il peut s’agir d’une expérience de transformation qui n’est pas sans ressemblance avec l’alchimie spirituelle.

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Ressentir ou éprouver une émotion est différent d’être emporté par cette émotion; c’est-à-dire s’identifier à cette émotion, lui donner du pouvoir, la suivre.

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En génétique, un gène est à la fois une mémoire et un programme. De même, en astrologie, une planète en signe, en maison et en aspects est à la fois la mémoire d’un trait de notre personnalité et le programme de notre vie terrestre. En génétique, un gène peut muter. En astrologie, une carte du ciel peut traduire  une répétition, mais nous pouvons vivre les événements avec une différentiation. Nous revenons sur Terre, par visites successives, tout en les vivant chaque fois différemment. C’est un mouvement ni totalement répétitif, ni totalement linéaire, comme les révolutions planétaires, le jour et la nuit et l’alternance des saisons. C’est une réactivation de ce qui est et une différentiation, car nous pouvons faire des variantes, afin de pouvoir nous en échapper.

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« ….le remords s’endort durant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité…. »

« Ce n’est pas quand une vilaine action vient d’être faite qu’elle nous tourmente, c’est quand longtemps après on se la rappelle; car le souvenir ne s’éteint point »

Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions, tome 1

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L’anesthésiste réanimateur Jean-Jacques Charbonnier en France, le cardiologue Pim Van Lommel aux Pays-Bas (qui ont recueilli dans l’exercice de leur métier des témoignages d’expériences de mort imminente) pense que notre conscience n’est pas dans le corps. Notre cerveau, indispensable à la manifestation de la conscience, n’en est que le vecteur, tout comme un poste de radio qui transmet les ondes qu’il reçoit.

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Passé 73 ans, la richesse psychique de cette fin de vie dépend essentiellement de la façon dont ont été assumés les années précédentes. Nous ne sommes plus sensés avoir besoin de reconnaissance extérieure. L’essentiel est de développer la faculté du détachement et de la compassion. Se voir tel que l’on est, accepter les choses telles qu’elles sont, reconnaître les vraies raisons de nos choix, ne pas consigner notre énergie à multiplier les jugements sur nous-mêmes, les autres ou le monde au nom d’un besoin de pouvoir inassouvi… tout ceci constitue le challenge d’un projet de vie abouti.

Chacun, selon ses possibilités, tirera les conclusions de son existence, et le mieux pour terminer en beauté la fin de la vie, serait de reconnaître comme essentielles, les valeurs du cœur et de l’esprit. Il est donc important de ne pas remettre à plus tard ses projets, au risque de les retrouver tapis dans l’ombre, bloquant nos moyens de réalisation, et notre épanouissement personnel, que ce soit dans cette vie ou dans une hypothétique vie future. Dans la perspective karmique, en effet, tout ce à quoi l’on n’a pas renoncé vient s’ajouter au bagage des tendances latentes sous forme de désirs et de vœux inscrits dans l’inconscient, d’orientation vers des choix spécifiques qui forgeront la trame d’un nouveau projet de vie. Tout se passe alors comme si nous transmettions nos rêves et nos attentes à un héritier, au risque pour ce dernier de se retrouver empêtré dans un projet décalé parce que trop marqué par le contexte d’une époque, et dont il éprouvera les plus grandes difficultés à démêler les fils d’origine inconnue.

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« Les deux jours les plus importants de votre vie sont le jour où vous êtes né et le jour où vous découvrirez pourquoi. » – Mark Twain
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Comme le médecin, même s’il doute, doit toujours faire croire au patient qu’il va guérir,car l’état du corps est lié à celui de l’âme, l’astrologue, même quand il en doute,doit faire croire au client, qu’il va réussir dans ses projets.

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Comme dit Irène Andrieu, débusquons l’ennemi intérieur: arrêtons de nous envoyer des flèches avec nos jugements, arrêtons de nous hâcher en menus morceaux sous prétexte qu’il en existe, en nous, de nobles et d’autres qui le sont beaucoup moins. 

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Ne vous demandez-vous pas pourquoi il existe toujours des personnes dont les opportunités sociales sont extrêmement réduites et d’autres qui semblent prendre leur envol vers les sommets avec une extrême facilité quelles qu’elles soient leurs conditions de naissance? …Regardez leur carte du ciel!

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L’instinct de survie ou nos modes d’adaptation au monde, pour survivre

Lors d’une conférence en 2012, à Reims, sur la thérapie quantique, l’un des frères Pain a fait un exposé sur « l’interaction, une énergie pour guérir », répondant là, à une de mes questions : « Pourquoi met-on en place des mécanismes de défense ? Réponse au combien juste, allant au-delà d’une réponse psychologique ou psychiatrique qui ne me satisfaisait pas du tout, et bien sûr plus proche de cette idée que l’infiniment grand a une influence sur nous comme l’infiniment petit a une influence sur nous. Mais aussi que nous interagissons les uns sur les autres, que nous sommes interdépendants des uns et des autres, bien au-delà que ce la plupart d’entre nous imagine.  Car pour moi, l’on inter-réagit sur notre environnement, sur nous-mêmes, par la pensée, par la parole et par l’action.

En voici un extrait :

« Les maladies biologiques, physiques, psychiques, émotionnelles, comportementales ne sont que le résultat, en surface, d’une réaction de défense. On n’attrape pas des maladies, on les développe.

L’instinct de survie

L’organisme, de lui-même, est capable de modifier sa forme. Le vivant, dès ses origines, a dû répondre à une problématique : vivre, c’est aussi mourir. Il y a répondu en développant la capacité de résister à la mort : survivre.

Les réactions de survie sont responsables du développement de l’ensemble de nos maladies. Elles sont les mêmes pour tous les êtres vivants. Elles s’enclenchent en situation de stress interactif, c’est-à-dire entre le vivant et son environnement.

Il y n’a que trois réactions de survie :

-fuir

-combattre

-attendre que cela passe

On ne les choisit pas. Elles dépendent de notre sensibilité et des conditions qui les déclenchent. Si l’on n’est pas capable, dans ces réactions, de s’extraire de l’environnement qui  les déclenche, l’on développe des maladies, voire un ensemble de pathologies.

L’Homme est avant tout captif de son environnement. Puisqu’il s’agit de survie, il a besoin d’y reconnaitre dans l’interaction, s’il y a présence ou non d’un stress. Et si ce stress rentre en résonance avec sa problématique de survie, il réagit, s’en défend et modifie instantanément l’ensemble de ses niveaux biologiques, émotionnels, psychologiques et comportementaux.

Tous les outils développés permettent d’agir à tous les niveaux :

-La médecine pour traiter et soigner des maladies.

-La psychothérapie pour agir, modifier les processus de conscience.

-Agir au niveau émotionnel.

Tout cela non pas pour sortir de l’état pathologique dans lequel l’on est entré, mais pour aider à réguler, pour vivre avec, pour mieux vivre malgré.

Nous prélevons du monde qui nous entoure, un ensemble d’informations qui, si elles rentrent en résonance avec notre problématique de survie, sont porteuses de stress et sont capables de modifier instantanément l’ensemble des niveaux  biologiques, émotionnels, etc.

La maladie ne sera donc jamais d’origine psychologique.

Ce n’est pas par là que l’on peut trouver les moyens de guérir. Quelque soit notre histoire, la problématique n’est pas l’histoire. La problématique, c’est d’avoir réagi à un événement. Sans réaction, pas de modification de l’état de conscience, ni de l’état psychique.

Guérir ensemble ou la thérapie quantique intégrative (que nous avons appelé ainsi parce que cela nous rappelle la pensée chinoise, le Chi, le souffle de vie).

Et pour cela, il faut aller un peu au-delà des apparences. La physique quantique nous permet de comprendre que le vide, l’espace qui nous entoure, qui nous sépare, mais nous relie, est constitué d’une impédance, c’est-à-dire d’une résistance à la circulation de l’information.

Grâce à cette résistance, il est possible d’inscrire une information, de manière ondulatoire dans le vide, et peut-être d’échanger dans l’interaction.

Comme l’a dit le professeur Marc Henry, en 2010, la physique quantique, c’est que « la réalité des choses que l’on observe se trouve dans les interactions et non pas dans les objets ».

Ce qui nous intéresse, ce sont les interactions, le vide qui nous sépare, et l’ensemble des informations que l’on est capable d’échanger et qui, par résonance, ont la capacité de modifier notre équilibre.

L’Homme est vibratoire. La nature, à son niveau le plus élémentaire, l’atome, est à la fois, vibratoire, ondulatoire et énergétique.

Si l’on est vibratoire, si notre état est capable de modifier l’état énergétique et informationnel du corps, est-ce que dans l’interaction, on ne s’échangerait pas un certain nombre d’information, qui pourraient participer au développement de notre biologie.

Et là, si l’on plonge dans le phénomène de l’intrication, on plonge directement dans la physique quantique.

A partir du moment où deux éléments interagissent entre eux, deux photons (en physique), deux particules de lumière, ont une histoire commune, si l’on sépare ces deux photons et quelque soit la distance qui  va les séparer, si l’on agit sur l’un, l’on modifie la trajectoire de l’autre (Comme le dit Patricia Darré : « Nous activons sans cesse la destinée d’autrui »).

Pour ce qui nous concerne, à partir du moment où on évolue au contact des autres, dans une famille dans laquelle on ne peut s’extraire, quand on évolue et que l’on partage quelque chose un certain temps (pas très long), on est intriqué, c’est-à-dire que l’on devient dépendant l’un de l’autre. Ce que je suis dépend de ce qu’est l’autre et ce qu’est l’autre dépend de ce que je suis. Peut-être la similitude se trouve là. ».

Pour en revenir à l’astrologie et à quelque chose auquel je crois aussi fortement, il y a déjà quelques années, Irène Andrieu, dans son livre « L’arbre généalogique karmique », expliquait dans son chapitre II que et certainement dès le cinquième mois de la vie utérine, commence l’édification du « Moi », « Je », par lequel l’enfant va se définir pour former son ego. Pour constituer les bases de sa personnalité, l’enfant va se servir de deux sources mémorielles (les psychologues ne parlent, pour le moment, que de mémoire à long terme, MLT, qui va jusqu’à une vie entière) qui sont :

-les résidus mémoriels qui vont être réveillés, en quelque sorte, en contact avec le monde extérieur, avec le déjà-vu et le jeu de la comparaison se met immédiatement en marche.

-la mémoire génétique  du milieu dans lequel l’enfant s’insère, qui se trouve en correspondance avec ses propres tendances et qu’il choisit par attirance (d’ailleurs, l’on retrouve cette attirance dans le livre tibétain de la vie et de la mort, sur les renaissances dans tel ou tel monde).

Donc, puisque l’enfant dispose d’une mémoire personnelle, qui le prédispose à répondre positivement ou négativement à de nombreuses situations, qui le pousse à refuser que le monde soit différent de la vision qu’il en a, qu’il peut refuser toute expérience nouvelle qui n’entrerait pas dans le cadre des réponses qu’il connaît déjà, pourquoi cet ego a-t-il besoin d’avancer toujours dans les mêmes directions. Ce que nous vivons aussi actuellement avec les adultes en ce moment dans le monde. Les êtres humains, qui proclament pourtant haut et fort le besoin, la nécessité, de changer, de révolutionner les choses (quelque part pour sa survie), revient toujours à trois besoins fondamentaux qu’Irène Andrieu appelle le trépied de l’ego. Ces trois besoins font partie de l’instinct de survie de l’être humain et garantissent à l’ego sa pérennité dans la vie, mais également de vie en vie.

Monsieur Pain parle de trois réactions de survie (fuir, combattre, attendre que cela passe). Irène Andrieu parle de trois besoins : la sécurité, le pouvoir et l’image de soi.

La sécurité

« La sécurité repose sur la continuité des choses et la défense des lois mentales qui garantissent notre vision du monde. Dès que cette vision est menacée, quelque chose en nous oppose toutes sortes de justifications pour conjurer le changement et maintenir un cadre de références qui s’exprime en notion de temps….L’objectif de la sécurité est de toujours nous entretenir dans la certitude de la durée et la pérennité de notre histoire…Le pire ennemi de la sécurité est l’impermanence, manifesté par l’échéance de la mort qui renverra tous les efforts investis dans la survie de l’ego… »

Le pouvoir

« …Tout le monde cherche quelle est sa voie, son but, veut réaliser ses projets et, si les propositions  de la vie semblent insuffisantes, est prêt à s’engager dans quelque combat ou quelque recherche philosophique de plus haut niveau pour y arriver. L’être humain, par nature, s’estime en droit de modeler son environnement et, éventuellement, de combattre ceux qui s’opposeraient à ses objectifs. Il y a en chacun de nous…ces démons de l’envie …dont certains, quand ils assument leurs ambitions, parviennent aux plus hauts postes de la société » (ne serait ce que les jupitériens et les plutoniens rétrogrades).  »

L’image de soi

Le psychiatre, Christophe André, l’a admirablement exposé dans son livre : « l’estime de soi ». « L’important n’est pas la réalité des choses, mais la conviction que l’on a d’être porteur de qualités ou de défauts, de potentialités ou de limitations ». Ah ! Cette mémoire !

L’influence des autres

Dans sa famille, l’enfant occupe une certaine position et, dès sa naissance, l’image fondamentale se met en place : aimé ou pas ? Accepté ou pas ? Reconnu ou rejeté ? L’enfant sait rapidement, et je pense déjà in-utéro, quelle image de lui il devra présenter pour être admis dans cette communauté. T.Berry Brazelton, dans son livre, « Trois bébés dans leur famille » : « Par-dessus tout, ce livre vise à illustrer ma ferme conviction que le nouveau-né influe sur son environnement au moins autant que celui-ci agit sur lui. ».

Monsieur Pain dit : fuir, combattre ou attendre que cela passe.

Irène Andrieu dit ceci pour répondre à la problématique de survie de l’ego:

-Se soumettre (sécurité), avec Neptune. Attendre que ça passe ou plutôt obéir, se plier à la volonté de l’autre, de façon à maintenir son unité en se niant soi-même (avec à l’extrême le pire des mécanismes de défense, l’interception des signes Vierge-Poissons : afin de protéger son unité intérieure, ses vérités intérieures).

Exemple: Un employé se plaint de sa position, mais au fond pourrait-il se dire: « Je suis au service de ….pour garantir ma sécurité. Je remets à un autre le soin de définir mon rôle, ma place, mon rang,  selon ses lois propres ».

-Agir (pouvoir), avec Mars, Pluton. Combattre. Modeler le monde selon ses jugements. Le monde extérieur, les autres doivent changer, pour se plier à notre propre vision des choses. Il en résulte des rapports plus ou moins agressifs dans les relations.

Exemple: Un homme politique ne pourrait accepter de reconnaître, qu’il n’est jamais qu’un prédateur revendiquant le rôle de mâle dominant de la meute.

-S’exclure (image de soi), avec Vénus, mais aussi Uranus (se démarquer, se différentier, « manifester une attitude séparatiste plus ou moins tranchante », (comme le dit André Barbault). Fuir. Pour ne pas se remettre en cause ses propres diktats, la personne rejette la situation. Elle rejette les expériences répétitives, recherche des solutions de rechange qui s’expriment toujours en termes dualistes.

Conclusion de:  http://www.quantiqueplanete.com

« Parce qu’il est doté d’un cerveau, l’Homme continue de penser qu’il est plus intelligent que la nature. Et pourtant… Apparu il y a 200 000 ans dans cette histoire qui compte plus de quatre milliards d’années, il semble par sa raison et l’ensemble de ses comportements avoir cherché à s’en extraire. Il le sait pourtant, c’est grâce au vide que les choses prennent forme et, parce que rien ne se suffit en soi, l’interaction devient le moteur de la vie. Alors, si elle a pu évoluer et donner naissance à l’Homme, c’est qu’elle a su s’organiser autour d’une valeur : sa subsistance. N’est-ce pas de là que proviennent l’ensemble de nos maladies ? Celles-ci ne font-elles pas partie intégrante de notre équilibre, de notre évolution, de nos difficultés adaptatives ? En les combattant, nous semblons avoir définitivement renoncé à leur valeur et tourné le dos à la vie… »

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Prédire. L’astrologue en France au XXIe siècle,

Sociologue, Arnaud Esquerre est chargé de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC, Nanterre) et a enseigné à Sciences Po et à l’EHESS. Il est l’auteur de La manipulation mentale. Sociologie des sectes en France (2009) et Les os, les cendres et l’Etat (2011), chez Fayard.,

Isabelle Lortholar, journaliste à l’ExpressStyles, l’a interviewé, à l’occasion de la sortie de son livre. Son article a été publié sur l’Express.fr le 26 novembre 2013.

Extrait :

« Dans votre livre, vous avez transcrit une consultation, qui met en évidence une technique…

C’est la technique de l’affirmation révélatrice. Après avoir étudié le thème astral du consultant, et à partir du mouvement des astres, l’astrologue fournit des informations sur la situation affective, professionnelle ou mentale de son « client », informations qui concernent d’abord le passé et le présent et qui sont validées par l’intéressé. C’est après ce détour que l’astrologue se penche sur le futur et formule sa prédiction. Cette technique est très intéressante parce qu’a posteriori -dans les semaines et les mois qui suivent- elle conduit le consultant à s’interroger sur ses choix: ce que j’ai fait hier, l’ai-je fait parce qu’on me l’avait prédit? Cette interrogation n’est d’ailleurs jamais levée, et peu importe: ce qui compte, c’est que cela ait pu aider la personne à aller mieux .

L’astrologue est donc une sorte de directeur de conscience. C’est une responsabilité énorme!

Non, car on ne va pas voir un astrologue toutes les semaines, mais au maximum une fois par an et, souvent, une seule fois dans sa vie. En réalité, ce qui se passe en consultation relève d’une coproduction: l’astrologue parle, mais dans la construction de son interprétation, il entraîne le consultant à dire sur lui-même des choses qu’il n’aurait pas formulées, ni même pensées par lui-même. Tout l’enjeu de la consultation est là, dans ce travail à deux.

Quelle a été la plus grande surprise de votre enquête?

Qu’on ne s’invente pas astrologue. On a tendance à penser que ce sont des escrocs qui gagnent beaucoup d’argent, c’est tout le contraire. Ce sont des gens passionnés qui ont étudié pendant des années et qui ne vivent pas de leur passion : tous exercent un autre métier. En un mot, ils sont modernes!  »

Prédire. L’astrologue en France au XXIe siècle, d’Arnaud Esquerre. Éditions Fayard, 296 p., 20 euros

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Pluton en Capricorne

Je ressens depuis 2011 à peu près, depuis que Pluton forme ce carré à Uranus, ce besoin d’aller vers l’essentiel. Je range, je trie, je jette, je donne. Je réfléchis placement d’argent, dépenses, achats utiles. Je lâche-prise sur mon travail.

Je cherche à aller vers l’essentiel de ma vie. Qu’est-ce qui est essentiel dans ma vie, en ce moment ?

Je m’aperçois que je ne suis pas la seule à en faire autant. Beaucoup d’articles, dans les magazines portent sur le sujet « aller vers l’essentiel ». Des clans se forment, les décroissants. La période Pluton en Sagittaire est bien révolue. Par besoin physique, psychique, plus que par conviction écologique, beaucoup de monde en a marre de cette société de consommation. En réaction à ce trop d’éparpillement, de superflu dans une société de consommation qui nous pousse au « toujours plus », à cette spirale de la consommation, de l’avoir et du faire, le besoin de revenir à l’essentiel se fait sentir de plus en plus au fur et à mesure que Pluton avance dans le signe du Capricorne. Nos priorités fondamentales s’imposent pour certains, plus forts que pour d’autres, lors d’une « crise » (rupture, deuil, chômage, retraite, etc.). Cet essentiel dont on ne peut faire l’économie, qui s’impose parfois avec une soudaine urgence, comme cette envie de tout plaquer, pour aller cultiver son jardin, élever sa volaille, tenir un petit commerce en province, etc. revenir à une vie plus simple, certes moins gratifiante, moins payante financièrement.  C’est comme par exemple, cette jeune femme qui, plutôt que de continuer sur le chemin tracé par les parents, choisit d’emprunter un petit chemin de traverse dessiné par le « j’ai envie d’essayer de … », renoue avec son désir secret, change de direction professionnelle, juste à la fin de ses longues études, qui elles, répondaient au désir parental et à la norme du milieu familial, social.

Il y a bien encore des résistants. Certains se raccrochent à ce qu’ils possèdent, au matériel, à un héritage encombrant, à leur travail, pourtant bien exigeant et épuisant ou stressant, à leurs études trop longues, à un compagnon que l’on n’aime plus, mais qui assure une vie aisée. Ils se sentent épuisés, d’où ce sentiment de détresse : « je voudrais bien pouvoir faire autrement, mais je ne sais pas comment faire. Je ne sais rien faire d’autre…Mon patron veut que …. Je n’ai pas d’autres moyens que de … ».

Nos besoins essentiels sont en réalité très simples, mais nous avons tendance à les taire, au bénéfice dictés par les autres ou par la société. « Ai-je tant besoin d’être aussi parfaite maîtresse de maison, d’être toujours parfaitement habillée, soignée ? Ai-je tant besoin de me sentir obligée d’acheter la dernière robe à la mode, le dernier Smartphone, le dernier GPS, etc. ? Ai-je tant besoin de manger quand je n’ai pas faim, de manger trop sucré, trop salé, trop gras ?

D’ici que Pluton sorte du signe du Capricorne (en 2022), plus d’un remettra en cause ses priorités, en affirmera de nouvelles, tendra vers ce qui lui semblera soudain essentiel à sa vie (surtout tant que Pluton sera carré à Uranus), tout en étant étonné de ne pas l’avoir vu jusque là. Et d’autres encore ne seront jamais certains de l’avoir définitivement trouvé, cet essentiel.

Comptons sur Neptune en Poissons pour nous guider et aidons-le en sortant du mental, ou tout du moins en essayant de calmer un peu le flot des pensées qui nous traversent l’esprit, en restant à l’écoute de nos sensations et de nos émotions, en nous laissant aller à la rêverie, à la contemplation, et au mieux à la méditation.

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Les nœuds lunaires

La personnalité chargée de fortes motivations antérieures qui ont constitué son univers mental et forgé ses réactions fondamentales, revient sur Terre porteuse de tendances dont elle devra se défaire avant de pouvoir évoluer.

La notion d’obligation est impliquée dans les aspects reliées au régent Sud, aussi bien que dans les rétrogradations.  Les obligations ne sont pas forcément punitives.

Le Nœud Nord représente le but de votre évolution spirituelle durant votre existence. Sa position en maison indique sur quel secteur de vie particulier, sur quel terrain de réalisation, ce nœud lunaire trouve sa réalisation. Les expériences de la vie vous amène vers ce but évolutif. Les transits des planètes sur les nœuds lunaires et les transits des nœuds lunaires sur les planètes, nous donnent les étapes clé de l’existence, les événements déterminant la possibilité de prise de conscience de ce but.

Je dis, la possibilité, car la charge mémorielle dans l’inconscient, des pensées antérieures, des peurs, des désirs intenses, vous oriente vers la reproduction du même schéma de vie. Comme tout individu, vous cherchez à renouveler les mêmes situations, à renouer les mêmes liens, à retomber dans les mêmes travers, l’ouverture de conscience se faisant difficilement.  Il faut beaucoup de volonté, de courage et d’intelligence, pour dépasser ces blocages tenaces et enfin, accéder au libre arbitre (c’est-à-dire non conditionné par notre inconscient antérieur).

Si l’axe nodal possède une signification particulière, c’est quand même l’ensemble du thème qui permet de comprendre le plan de vie qui a été donné à un individu. Ainsi apparaît le portrait d’une personnalité antérieure, dans laquelle l’individu peut reconnaitre ses tendances profondes, ses désirs non réalisés, ses regrets…..

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Transit de Neptune avec Saturne, en conjonction

Vous donnez moins d’importance aux problèmes que vous rencontrez. Vous pouvez éprouver le besoin de revoir les bases sur lesquelles s’est construite votre personnalité, vos lois mentales, et peut-être cette émergence de la vie psychique se fait sous l’impact d’expériences de relations avec le monde extérieur, les autre (sous l’influence d’une idée ou d’une personne âgée).

Saturne, mal aspecté :

Les problèmes et les responsabilités de la vie sont peut être vu sous un nouveau jour, de manière plus dramatique que cela ne l’est en réalité. Cela peut vous rendre fataliste et vous passez par des phases de solitude et de sacrifice.

Saturne, bien aspecté :

Neptune vous apporte l’inspiration pour gérer le côté pratique des choses.  Vous êtes capable de gérer plus facilement les difficultés, parce que vous les considérez comme faisant partie d’un tout.

Transit de Neptune avec Saturne, en sextile

Vous devenez plus capable de gérer les problèmes et les responsabilités de la vie, car vous voyez  les difficultés, les contraintes et les limitations, sous un jour nouveau, comme faisant partie de la vie.

Transit de Neptune avec Saturne, en carré

Vous avez une difficulté à appréhender le côté pratique des aspirations élevées. Il est probable que Neptune mine et dissolve tout sens de sécurité et de retenue (Saturne), et submerge l’ego (Saturne) de rêves et d’attentes irréalistes (Neptune). Vous pouvez fuir vos responsabilités.

En carré, les deux planètes donnent une grande difficulté de relations sociales. Malgré toute votre volonté, étant trop secret, trop volontiers sceptique, trop passif, vous avez peu de courage ou de capacité à vous insérer. Les sectes où les adeptes se dépouillent de tous leurs biens et rompent les liens familiaux jouent sur ces données mal comprises de dépouillement et de retrait.

Si vous êtes tenté d’entrer dans ces groupes où il vous est demandé des renoncements qui, s’ils correspondent à première vue au discours familier judéo-chrétien qui marque notre enfance, ces sectes n’en sont pas moins dangereuses.

Transit de Neptune avec Saturne, en trigone

Condition idéale à une évolution spirituelle, peu évidente, mais profonde, sincère. Si vous vous isolez, si vous vous repliez sur vous-même, suite à des désillusions, vous apprenez à cultiver la foi en vous. Dans ces moments de solitude, vous obtenez, d’une protection invisible (si vous en êtes digne) des révélations de sagesse, des clarifications précieuses.  Mais l’aide peut venir d’un maître spirituel (un vieil ami, sage et fidèle, un parent âgé fiable, un conseiller sage et spirituellement mûr, comme un prêtre, un psychiatre…).

Transit de Neptune avec Saturne, en opposition

Vous avez un excès de spiritualisation qui conduit à un détachement non naturel des réalités ordinaires : Ou bien vous avez des peurs infondées de la réalité et de vous confronter à elle, ou bien vous fuyez vos responsabilités.       « L’attachement au détachement » serait même une sorte de « ruse de la conscience » (Michel Cornu, Patience du détachement, L’âge d’homme, ‎ 1989).

Lorsque la réflexion est portée à son extrême et que la prudence est exagérée, vous manquez d’élan et de spontanéité. Vous pouvez vous montrer timide, peureux, méfiant, refusant le contact avec les autres, renfermé dans votre tour d’ivoire.

Nombreux doutes, confusion mentale, manque de clarté et de directive à suivre.

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Saturne en Scorpion

Saturne dans le Scorpion, lorsqu’il est bien aspecté, donne de l’opiniâtreté dans l’effort. Vous ne perdez jamais courage lorsque vous entreprenez une tâche quelconque et vous persistez malgré les plus grandes difficultés. Vous n’abandonnez jamais une œuvre commencée.

Vous êtes également un chercheur infatigable, décidé à trouver la clé de toutes les énigmes et la solution des problèmes les plus difficiles.

Comme vous avez un grand intérêt pour les « secrets » de la matière et une grande habileté constructive, vous avez une faculté extraordinaire pour la mécanique, une grande ingéniosité dans les cas les plus difficiles. Par conséquent, vous pourriez être ou devenir un ingénieur très expert, un mécanicien entêté, acharné à trouver la solution « du problème insoluble ».

Comme la compréhension des profondeurs de la psyché vous intéressent aussi et que vous savez mener une recherche méthodique de la vérité, vous pourriez être psychologue, psychiatre, psychanalyste (ou astrologue, car votre esprit est orienté vers la connaissance ésotérique, les questions occultes, surtout si elles se rattachent à la mort).

Peut-être êtes-vous attiré par l’isolement, par ces moments de solitude et de repli sur soi, qui favorise la méditation, le recueillement, la concentration, et qui ne peuvent s’exercer que dans le silence.

En transit

La situation existentielle n’est pas enthousiasmante dans le domaine transité par Saturne. Vous pouvez vous sentir fatigué, démotivé, éprouvé par les obstacles (sur maison I). Toutes initiatives auront un développement lent, mais constructif, et une issue positive (en maison X). Par conséquent, rien à craindre d’un temps d’arrêt temporaire, car il sera prégnant de changements futurs. Persévérez aussi bien dans l’étude que  dans le travail, sans du reste avancer de requêtes hasardeuses.

Idem sur le plan affectif : Le rapport de couple est solide, destiné à durer dans le temps. Il ne faut pas exclure une période de solitude temporaire (sexuelle en VIII), utile pour voir clair en vous en ce qui concerne les intentions au sujet de votre partenaire. Le choix que vous accomplirez sera durable et il doit être médité avec soin (en maison V ou VII).

Financièrement, un moment d’économie et de frugalité est nécessaire en prévision de l’avenir  (en maison II). Il peut être question  de restructurer l’immobilier (en maison IV).

Saturne, en Scorpion, mal aspecté

il vous donne un caractère critique, exigeant, rancunier…égoïste. Un excès de spiritualisation vous conduit à un détachement non naturel de la matière ou c’est simplement la peur de la réalité et de la confrontation avec elle.

Lorsque la réflexion est portée à son extrême et que la prudence est exagérée, vous finissez par vous exclure, de vous-même de la voie du succès.

Un manque de spontanéité et d’élan ne vous rend pas appréciable en société, car votre présence agit à la façon d’un éteignoir.

En transit

Nombreux sont les obstacles, difficilement surmontables, si vous ne vous armez pas d’une patience surhumaine, de constance et de méthode. Les blocages, la cristallisation, la régression sont à l’ordre du jour.

Vous passez par une période de timidité, de peur et de méfiance. Vous refusez le contact avec les autres.

Sur le plan affectif, la peur de vous engager et la peur des responsabilités interdisent toute chance de construire un couple durable. Vous pouvez même répugner à manifester vos propres sentiments, ce qui peut apporter des dysharmonies et une stagnation dans le couple.

Professionnellement, le travail est pesant et mal payé. Les études avancent lentement ou elles sont trop profondes dans certains domaines. Les examens sont remis à plus tard, pour préparation insuffisante. Financièrement, votre situation peut vous préoccuper : pertes d’argent importantes, affaires mal conduites,  économies évanouies…

Physiquement, vous vous sentez vieillir précocement : perte de vitalité (en aspect au Soleil natal), crises d’arthroses, lenteur du côlon, apparition ou réveil des hémorroïdes, maladie qui tourne à la chronicité…

 

 

 

 

 

Une réponse à “Brèves

  1. Bonjour!
    J’ai trouve votre article du pluton en capricorne très intéressant, en effet, je m’ y intéresse de très près, car dans un futur proche pluton passera en conjonction sur mes planètes en natal ( venus, soleil et mercure) en capricorne en 6
    Je cherche donc a savoir ce que va m’apporter pluton comme phénomène événementiel, sachant que c’est est en maison 6 qu’ aura lieu ces soit disant changements
    A quoi dois je donc m’ attendre dans un futur? Pluton fera un bel aspect, puisque il fera une conjonction a mes planètes personnelles
    Saturne étant le maître de mon signe du capricorne, le maître de ma venus est la maison 4 et 11 , de plus ma venus et mon soleil forment un sextile a ma lune et mon mars en poissons en 9
    Et mon pluton en natal, se situe en balance en 3, oppose a ma lune et mon mars en 9
    Merci pour votre réponse et votre témoignage qui m’aidera a voir plus clair…
    A très vite de vous lire…
    Cordialement

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